PROBLEME ACTUEL DE LA RELIGION

juin 14, 2015 § Poster un commentaire

Comment s’exprimer au XXIème siècle pour faire comprendre le Système extraordinaire du Monde et de la Vie d’une façon différente de celle utilisée pendant deux mille ans devant des peuples ignares, crédules et superstitieux, qui avaient besoin d’un roman fantastique et de pratiques puériles ?

Et aujourd’hui devant un public superficiellement éduqués par la Science, l’Ecole et la Littérature et qui ne connaît que les enthousiasmes dérisoires du sport et du music-hall ou l’idolâtrie de bazar de l’Economie ?

Une formation métaphysique insuffisante s’avère incapable de révéler la clé du mystère de l’Existence et du But prodigieux poursuivi par l’Evolution sur terre.

Des manifestations politiques comme celles du communisme russe ou du nationalisme allemand en Europe se sont efforcées à des exercices religieux impressionnants (chants, cris, marches, saluts, croix, drapeaux, emblèmes, discours) mais n’ont pas été en mesure d’y ajouter des arguments idéologiques complets et convaincants pour l’intelligence moderne.

Un langage nouveau, apte à concilier Esthétique et Morale dans une synthèse universelle, peut seul servir de base à la fondation et la propagation d’une véritable Religion qui, comme autrefois, grâce à son caractère sacré, prendrait le pas sur les occupations profanes des Etats.

Une Religion définitive, où la Création en donnant forme à la Matière paar le génie, saurait qu’elle peut faire jaillir miraculeusement l’Esprit et où la naissance et la mort des innombrables particules autonomes trouveraient un Sens supérieur dans une Conscience personnelle, immense et éternelle.

LA GRANDE IGNORANCE

septembre 6, 2014 § Poster un commentaire

C’est celle qui affecte la Société humaine n’ayant pas encore subi la «Métamorphose» qui, après les Eres militaire et économique aujourd’hui dépassées, doit la conduire dans une Ere nouvelle prope à l’accomplissement du But ultime et supérieur de l’Evolution du Monde.

Et que prolongent, dans une Crise générale, les responsables qui tiennent la parole et les pouvoirs, par un discours devenu fallacieux mais exprimant l’incompréhension profonde des termes de «combat» et de «travail» attachés momentanément à la volonté d’action des peuples.

La réussite et la croissance ne consistent plus à fabriquer et diffuser à outrance des objets hétéroclites, parfois utiles bien que souvent superflus, mais, à la façon d’une Oeuvre d’Art, de mise en forme de la Matière pour en faire apparaître l’Esprit dans la beauté d’une civilisation encore jamais vue sur le Globe.

Dans ce cas tous les efforts de pensée et d’activité des hommes sont à consacrer en priorité à cette tâche capitale et le «chômage» en particulier n’a plus aucune raison de freiner le flot des énergies libérées.

La montée au premier rang de Créateurs de génie et les directives centrales d’un Ordre symphonique sont les conditions nécessaires à la marche en avant entraînant les masses vers ce qui est l’objectif suprême de la Vie sur Terre : la perspective d’un extraordinaire et prodigieux destin. *

L’ignorance actuelle absolue de ce qu’est foncièrement le mystérieux «Système du Monde» et l’absence d’une Grande Idée sur la signification des Choses bloquent les individus les plus intelligents et les plus dynamiques dans une mentalité périmée et empêchent toute recherche d’imagination progressiste.

Il faudra sans doute attendre que la situation se révèle intolérable pour que se produise un réveil. L’Histoire, qui ne fut jusqu’ici qu’une suite d’aventures hasardeuses et insuffisantes, pourra alors véritablementt commencer.

* Théorie magistralement exposée au XXème siècle par le savant et visionnaire Teilhard de Chardin.

COMPLEXITE ET SEGREGATION DE L’ESPRIT PLANETAIRE

août 17, 2013 § 1 commentaire

De l’Ouest à l’Est et du Nord au Sud le monde se présente découpé en un certain nombre de faisceaux indépendants qui se sont heurtés et déchirés dans une compétition que le XX° siècle a rendue particulièrement désastreuse.

La Démocratie occidentale, qui réserve la liberté et le pouvoir aux plus forts et aux plus riches dans un jeu sportif excitant d’entreprise et de production.

Le Nazisme allemand, qui prônait une fraternité raciale méprisant et repoussant d’autres peuples inaptes à respecter le même ordre culturel ancestral.

Le Communisme russe, qui a tenté d’éliminer le mérite égoïste dans la société au nom d’une exigence morale biblique d’égalité intégrale.

Le Bouddhisme indien, qui s’est toujours efforcé d’observer l’immobilisme et la sérénité dans un détachement parfait envers un réel insignifiant.

L’individualisme chinois, qui se voue à une organisation pratique et rationnelle de l’existence quotidienne.

L’Héroïsme japonais, qui met le sacrifice personnel au sommet d’un devoir national.

Le Dynamisme africain, qui agite corps et âme dans une confusion joyeuse et incohérente sans souci de résultat positif. On dirait qu’une des grandes Lois métaphysiques de l’Univers consiste à diviser le Tout en une infinité de particules variées, comme si une masse figée, compacte et uniforme ne pouvait avoir aucune espèce d’importance.

La fragmentation de la Conscience humaine, qui a conduit à tant d’incompréhension, de rivalités, de conflits superflus, doit avoir pourtant un Sens constructif.

Il s’agit de reconnaître que la multitude des idées et des sentiments, antagonistes mais complémentaires, appartiennent à une Volonté et un Objectif uniques.

Le problème absolu qui se pose aujourd’hui au monde est donc de reconstituer son Unité fondamentale, en centrant et familiarisant des tendances parfois radicalement incompatibles, non pour les étouffer ou les paralyser, mais au contraire pour leur donner le maximum d’efficacité dans un mouvement général dont elles ne sont que des protubérances insuffisantes pour désigner par elles-mêmes la voie et la direction nécessaires à la réalisation de l’Oeuvre grandiose dévolue au phénomène extraordinaire et providentiel de la Vie.

LES TROIS ERES DU MONDE

mars 2, 2013 § Poster un commentaire

L’ERE MILITAIRE
« L’Epée est l’axe du monde »

On nous a fait facilement constater que le monde est un ensemble de territoires, de ressources et de populations qu’il est possible de convoiter, de s’approprier ou de défendre en enrôlant dans des armées de plus en plus nombreuses des forces combatives au service d’une Aristocratie sachant se faire obéir et respecter pour ses intérêts, ses ambitions et ses capacités. L’honneur, la gloire, la promotion, les trophées, les médailles furent les gratifications d’une dépense de courage, de dévouement et de sacrifices où les emblèmes, les drapeaux, les uniformes, les clairons et les tambours accompagnaient les pas cadencés d’une terrible danse de guerre qui occupait l’énergie juvénile disponible pour l’accomplissement de l’objectif primordial du vivant.

L’ERE ECONOMIQUE
« L’Argent est l’axe du monde »

L’esprit d’entreprise d’une Bourgeoisie citadine, industrielle et marchande, ne tarderait pas à se manifester et à se substituer par une impitoyable vigueur politique et prendre la premier rang devant les passions périmées de l’Ere militaire en s’adressant aux « besoins » élémentaires des peuples que le développement des procédés techniques et des machines allait favoriser en en faisant la véritable puissance sociale grâce à la circulation tyrannique de la monnaie et l’exploitation de l’énergie laborieuse du prolétariat dirigée par des habiles et audacieux pour en tirer leur prédominance et leur profit. La satisfaction toujours insuffisante de l’avidité des masses devait entraîner une idolâtrie vulgaire de consommation, de bien-être, de plaisir, de divertissement, de gains indispensable pour maintenir l’activité économique à un niveau de croissance qui ne pouvait que couvrir le sol d’un amoncellement d’objets hétéroclites n’ayant plus rien à voir avec des nécessités biologiques et conduirait à une « Crise » générale, conséquence d’une absence de compréhension et d’organisation supérieures.

L’ERE CULTURELLE
« La Création est l’axe du monde »

La découverte capitale que le monde est foncièrement un Phénomène scénographique où l’Image est le miroir de la Conscience, donc où la mise en forme de la Matière constitue le moyen miraculeux et providentiel de faire apparaître l’Esprit sur terre, finirait par apporter un souffle inattendu et sans précédent aux forces gigantesques gaspillées jusqu’alors dans la lutte et le travail, et conférer à l’Art et la Philosophie la place prépondérante qui ne leur avait encore jamais été réservée :. la création d’un spectacle faisant de la civilisation tout entière le révélateur du Sens et du But réels de la Vie, aboutissement de la mission grandiose qui semble lui avoir été confiée. D’où les deux opérations cruciales qui ont animé longtemps les rêves des hommes sans jamais pouvoir les atteindre.

La Révolution, la grande (et non pas celles d’hier, politiques ou morales, qui n’ont été que des ébauches sans efficacité condamnées rapidement à l’échec). La Révolution, consistant à enlever le « pouvoir de création » des mains des ignorants qui le possède aujourd’hui pour le mettre sous l’autorité du Génie capable de « dessiner » dans tous ses détails, comme un chef-d’oeuvre, un nouveau monde idéal jamais encore vu sur le Globe.

La Religion, la vraie (et non pas celles du passé qui ne furent que des tentatives puériles de contes fantaisistes et de cérémonies désuètes pour la consolation et l’espérance de malheureux frustrés). La Religion, qui aurait pour objectif de révéler la clé de la seule Question qui vaille : l’Enigme mystérieuse où l’individu mortel trouve dans le Multiple la réalité d’un « Je » suprême, immense et éternel.

L’ECONOMIE OCCIDENTALE

février 2, 2013 § 2 Commentaires

Voici la première d’une série d’aphorismes insolites essayant de remettre à l’endroit la mentalité de notre époque confuse et désorientée.

En élevant au plus haut niveau les problèmes principaux considérés par une pensée rudimentaire et en dévoilant l’origine de leur apparition, nous sommes peut-être en mesure de voir clair dans des idées et comportements demeurés jusqu’ici énigmatiques.

Il y a sans aucun doute un Sens et un But supérieurs à l’existence du Monde, de la Vie, de l’Humain, dont la méconnaissance nous empêche de comprendre les véritables raisons et d’en tirer les instructions nécessaires. – Yves

L’Economie occidentale, dont une grande partie de l’activité n’a aujourd’hui plus rien à voir avec des besoins biologiques de nourriture, de protection, de santé, et dont les mots d’ordre sont investissement, emploi, croissance, utilité, continue de se développer ardemment, mais de plus en plus difficilement, dans un jeu de compétition dont les joueurs, qui en tirent leur pouvoir et leur profit, sont eux-mêmes les jouets de circonstances hasardeuses.

Quand les obligations naturelles de base sont à peu près satisfaites, apparaissent des exigences nouvelles infiniment plus essentielles que ce que l’Economie, par la consommation et le divertissement, s’efforce d’atteindre.

La « Lutte pour la vie », qui a mobilisé et gaspillé longtemps des forces primitives et motivé tant de rivalités dérisoires, devrait être maintenant une préoccupation superflue qui peut être règlée sans problème à l’aide d’une organisation rationnelle des ressources et des nécessités.

LE GRAND JEU OCCIDENTAL

mai 18, 2012 § Poster un commentaire

Le caractère foncièrement sportif des Anglo-Saxons a conduit à faire du monde une compétition, un match, un « Jeu » (militaire, politique, économique) qui a donné dans l’Ere moderne des résultats impressionnants sur le plan pratique.

Pourtant les hautes préoccupations de l’Humanité (l’Art, la Religion, la Science) n’ont jamais eu besoin de « Joueurs », aussi brillants soient-ils, mais ignorants des exigences métaphysiques de la Vie.

Le « Jeu » suppose un gagnant et un perdant à l’issue d’un exercice passionnant mais sans sujet ni objectif essentiels, en dehors de ses règles et de son propre intérêt.

La mise en oeuvre du « génie » dans la réalisation des actions capitales est sans rapport avec les « coups » d’ingéniosité et de talent qui font le succès du phénomène du Jeu chez un peuple privé de visions surnaturelles.

On ne peut pas jouer avec les Questions concernant le Sens et le But supérieurs de l’existence. Dans ce cas la foi et la performance les plus ardentes sont seules possibles.

Si le Monde a une destinée grandiose, au-delà des petites satisfactions individuelles, il est vain de nous faire croire qu’on peut tirer quelque chose de grand, de puissant, de déterminant (en particulier au moyen du système électoral) d’une masse de braves gens intoxiqués et manipulés par un faible nombre de joueurs habiles et astucieux disposant de la force, de l’argent, des instruments et des hauts-parleurs.

Or, ce sont ces Questions cruciales que l’Occident n’a jamais vraiment posées et chercher à résoudre.

D’où une civilisation déséquilibrée et irrationnelle dans laquelle le verdict aléatoire du Jeu tient lieu de preuve de Vérité.

LE PROBLEME OUBLIE

mai 13, 2012 § Poster un commentaire

La « Question suprême », celle qui concerne le Monde, l’Homme, la Vie, ce que ça signifie, à quoi ça sert et où ça va, n’a jamais été posée foncièrement par la mentalité occidentale et les réponses qu’elle a proposées aux évènements qui en découlent sont encore aujourd’hui d’une simplicité et d’une platitude infantiles.

Pourtant comment ne pas être saisi, dans son immensité et sa profondeur, par l’unique réelle Question qui vaille, qui devrait être celle d’une existence hasardeuse, fragile et éphémère, dont la proche et brutale disparition reste le drame inexorable promis à chaque individu parmi nous ?

Le manque de formation métaphysique des dirigeants et responsables de la Société à tous les niveaux, qui les maintient dans les embarras de pratiques secondaires, les rend incapables d’une vision du Sens et du But supérieurs d’un Elément humain chargé d’une mission grandiose dont les innombrables parcelles ne sont que des expressions fugitives et inconscientes.

D’où cette civilisation moderne demeurée (en dépit de ses moyens d’action sans précédents) impuissante à réaliser les Principes capitaux de Morale et d’Esthétique, antagonistes mais complémentaires, incarnés au plus haut point dans l’Antiquité par les Hébreux et les Grecs dont elle est l’héritière négligente empêtrée dans des crises de plus en plus insurmontables.

Seule une « Métamorphose », faisant passer le monde de l’Ere économique à l’Ere culturelle et donnant à la Philosophie et l’Art la préséance sur l’Industrie et le Commerce, serait en mesure de mettre l’Energie dans la voie véritable conduisant à ce qui est sans doute l’objectif final et providentiel de la Vie.

  • Introduction

    Il n'y a plus de grands hommes, plus de grandes idées.

    Le silence planétaire sur l'extraordinaire et formidable énigme de l'Existence est aujourd'hui total.

    Et pourtant jamais nous n'avons eu davantage besoin d'une réponse à la plus haute, et la seule, « Question qui vaille ».

    Qu'est-ce-que le Monde et la Vie ? Ont-ils un Sens et un But supérieurs ? Cela veut-il dire quelque chose au-delà des problèmes quotidiens des expressions naturelles ou artificielles sur terre ?

    Les pages suivantes essayent d'attirer l'attention sur cette recherche capitale et d'indiquer les conditions qui pourraient ouvrir une voie entièrement nouvelle à la pensée et à l'action de l'Humanité pour la conduire à sa véritable destination.

    Contrairement à Shakespeare, qui voyait la Vie comme « une histoire pleine de bruit et de fureur, racontée par un idiot et ne signifiant rien » sera-t-elle un jour considérée comme un chef-d'oeuvre, créée par le génie et capable de révéler la signification de Tout ?

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