LE GRAND JEU OCCIDENTAL
mai 18th, 2012 § Laisser un commentaire
Le caractère foncièrement sportif des Anglo-Saxons a conduit à faire du monde une compétition, un match, un « Jeu » (militaire, politique, économique) qui a donné dans l’Ere moderne des résultats impressionnants sur le plan pratique.
Pourtant les hautes préoccupations de l’Humanité (l’Art, la Religion, la Science) n’ont jamais eu besoin de « Joueurs », aussi brillants soient-ils, mais ignorants des exigences métaphysiques de la Vie.
Le « Jeu » suppose un gagnant et un perdant à l’issue d’un exercice passionnant mais sans sujet ni objectif essentiels, en dehors de ses règles et de son propre intérêt.
La mise en oeuvre du « génie » dans la réalisation des actions capitales est sans rapport avec les « coups » d’ingéniosité et de talent qui font le succès du phénomène du Jeu chez un peuple privé de visions surnaturelles.
On ne peut pas jouer avec les Questions concernant le Sens et le But supérieurs de l’existence. Dans ce cas la foi et la performance les plus ardentes sont seules possibles.
Si le Monde a une destinée grandiose, au-delà des petites satisfactions individuelles, il est vain de nous faire croire qu’on peut tirer quelque chose de grand, de puissant, de déterminant (en particulier au moyen du système électoral) d’une masse de braves gens intoxiqués et manipulés par un faible nombre de joueurs habiles et astucieux disposant de la force, de l’argent, des instruments et des hauts-parleurs.
Or, ce sont ces Questions cruciales que l’Occident n’a jamais vraiment posées et chercher à résoudre.
D’où une civilisation déséquilibrée et irrationnelle dans laquelle le verdict aléatoire du Jeu tient lieu de preuve de Vérité.